Les Américains et la 6e Flotte

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Les Américains et la 6e Flotte

à Villefranche-sur-Mer

Association à but non lucratif - Loi de 1901

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Récits & Témoignages

Interview Vice-Amiral C. W. Grady,
Commandant de la 6e Flotte

Interview du vice-amiral Christopher W. Grady, commandant de la 6e Flotte (US Navy), réalisé par Florent Plana.

A Villefranche-sur-Mer en Janvier 2017, à l’occasion du 50e anniversaire du départ de la 6e flotte, Florent Plana a interviewé le vice-amiral Christopher W. Grady. Celui-ci témoigne de l’importance de cet événement qui représente les liens historiques entre Villefranche et la 6e Flotte, mais aussi de l’importance de la relation forte entre l’US Navy et la marine nationale française.

VOIR LA VIDEO
Réalisation : Florent Plana
Sous-titrage : Florent & Jenny Plana
Production : Association Les Américains et la 6e flotte à Villefranche-sur-Mer

Aujourd’hui, l’amiral Grady est vice-chairman of the Joint Chiefs of Staff, Washington, D.C.. Lisez son impressionnante biographie (en anglais) : Biographie de l’amiral Grady

Merci à tous ceux qui ont participé à ce projet et à tous les partenaires et personnes qui soutiennent notre association.
Partenaires et sponsors : Ville de Villefranche-sur-Mer, Département 06, Riviera Experience, Thales Group, WWII Veterans Memories.

01 décembre 2021|
Témoignages|
#45

Interview Philip A. Dur,
US Sixth Fleet Veteran

Interview très intéréssante de Philip A. Dur, contre-amiral US Navy (retraité), filmée et réalisée par Florent Plana sur une musique originale de Baptiste Leblanc.

A Villefranche-sur-Mer en Janvier 2017, à l'occasion du 50e anniversaire du départ de la 6e flotte, Florent Plana a interviewé Philip Dur qui raconte ses souvenirs de Villefranche entre 1965 et 1995 alors qu'il était officier de la marine américaine.

VOIR LA VIDEO
Réalisation : Florent Plana
Sous-titrage : Florent

Philip A. Dur est notre membre honoraire.
Lisez sa biographie impressionnante en cliquant sur ce lien :
Biography of Philip A. Dur

31 mars 2021|
Témoignages|
#39

Interview Thomas G. Lilly:
(USN Ret.)

Vidéo émouvante de Thomas G. Lilly, contre-amiral US Navy (retraité), réalisée par Florent Plana sur une musique originale de Baptiste Leblanc.

A Villefranche-sur-Mer en janvier 2017, à l'occasion du 50e anniversaire du départ de la 6e flotte, Florent Plana a interviewé Thomas Lilly.
Il nous raconte ses souvenirs de Villefranche entre 1955 et 1957 alors qu'il était tout jeune officier de la marine américaine.

VOIR LA VIDEO
Réalisation : Florent Plana
Sous-titrage : Florent

Thomas G. Lilly est notre premier membre honoraire.
Lisez sa biographie très intéressante en cliquant sur ce lien :
Biography of Thomas G. Lilly

13 mars 2021|
Témoignages|
#38

Au son d’une valse lente
par Jean-Pierre Kolodziejski

Ma mère s’appelait Marie Bentaccordi. Elle rencontra Tom Bradley, un marin américain à bord de l’USS Omaha (ou était-ce l’USS Raleigh ?) en rade de Villefranche à un thé dansant. Elle avait 23 ans. Je n’ai appris l’existence de son premier amoureux que par bribes au fur et à mesure des années, et très peu tant que mon père était en vie.

La première fois que j’appris l’existence de ce personnage eut lieu lors du déménagement de ma famille de la Villa Rialta au port de la Darse à l’automne 1955. Nous étions, ma mère et moi, en train de vider le buffet de cuisine de sa vaisselle, quand je découvris une photo grand format sous le papier protégeant les étagères : c’était un portrait genre studio d’un bel homme blond en uniforme de l’US Navy. J’appelai ma mère pour lui montrer ma découverte ; elle me retira la photo des mains un peu embarrassée et partit avec. Fin de l’épisode ; je compris qu’il n’y avait rien à ajouter.

Sautons quelques années. Au printemps 1970, je rentrais d’un séjour d’un an aux États-Unis, un programme d’échange étudiant qui m’avait fait découvrir l’Amérique. Je devais alors faire mon service militaire après avoir épuisé tous mes sursis. Emballé par mon expérience américaine, je fis part à mes parents de mon intention d’y retourner pour y vivre. C’est ce qui poussa ma mère à m’en dire un peu plus sur le marin de la photo. Elle me dit qu’elle était tombée amoureuse de ce Tom Bradley et qu’elle était prête à épouser, mais qu’elle savait que son éloignement aurait brisé le cœur de ma grand-mère. Elle renonça donc à son projet, une façon indirecte de me faire comprendre qu’elle ne supporterait pas mon absence elle non plus.

En 1973, je partis quand-même au Canada où j’avais trouvé un boulot lucratif et mon père décéda quatre ans plus tard. Ma mère vint me voir fréquemment et elle passa les quatre dernières années de sa vie avec moi. Ce qui nous donna l’occasion de parler de beaucoup de choses. C’est ainsi que Tom Bradley revint un jour dans la conversation. Elle fut très étonnée que je me souvienne de l’épisode de la photo cachée dans le buffet.

Ma mère fut choisie comme demoiselle d’honneur pour le festin de la Saint-Michel à Villefranche, sans doute en 1936. En tant que telle, hormis les ventes de boutonnières dont elles étaient chargées par le Comité des Fêtes, les demoiselles d’honneur recevaient les notables et leurs invités à l’entrée du chapiteau où avait lieu le bal. Soudain, apparut un trio de marins américains en goguette, et l’un d’eux, au cours de la soirée invita ma mère à danser. Elle refusa et lui expliqua du mieux qu’elle put, vu la barrière linguistique, que son rôle était de rester avec les officiels et leurs invités, donc pas question de danser avec de simples marins. Il insista pour la rencontrer après le bal, elle lui donna une fin de non-recevoir.

Le hasard fait de bien curieuses choses. Son patron, un maître tailleur de la rue de France, avait ses habitudes au Casino de la Jetée-Promenade. Il lui offrit une invitation pour elle et ses copines à un thé dansant donné par la Ville de Nice un samedi après-midi. Elles se mirent sur leur trente-et-un, chapeau, gants et le reste et arrivèrent dans la grande salle de bal où une foule se pressait autour de la piste. Il y avait de nombreux uniformes et parmi ceux-ci, qui vit-elle ? Le marin américain du festin dernier. Il était en détachement avec d’autres matelots pour accompagner les officiers de son vaisseau invités par la Ville de Nice. Elle ne pouvait lui refuser la danse qu’il lui avait demandée quelques mois plus tôt. Ils valsèrent langoureusement au son d’un Boston et elle tomba amoureuse du beau blond.
Ils se fréquentèrent pendant trois ans. À chaque escale, Tom était fidèle au rendez-vous. Mon grand-père commençait à s’inquiéter : quelle réputation aurait sa fille qui fréquentait ainsi un marin de passage ? Ma grand-mère ne savait plus à quel saint se vouer. Ma mère avait commencé à apprendre l’anglais pour mieux comprendre Tom. Lui de son côté n’avait pas attendu pour prendre tous les renseignements nécessaires sur elle et sa famille, réputation, moralité et condition sociale. Était-elle au moins catholique ? Au printemps 1939, il la demanda en mariage et était prêt à aller voir son père. Elle le supplia d’attendre encore un peu. Il devait surtout demander la permission à ses supérieurs de l‘épouser. La Navy était stricte sur les mariages avec des étrangères. Non seulement il y aurait enquête, mais Tom devait avoir suffisamment d’argent pour assurer le passage de sa future vers les États-Unis.

Cela prendrait du temps et ils décidèrent de se marier au printemps 1940. Le navire quitta Villefranche vers juillet et Tommy confia son portefeuille à ma mère en gage. Elle me dit qu’il contenait une « grosse somme de dollars ». Le bateau devait revenir à l’automne 1939. Il ne revint pas car la guerre éclata le 3 septembre et les États-Unis étant neutres, il remonta vers les Pays-Bas qui eux aussi étaient neutres. Ma mère reçut une lettre de Tom à la Noël. Il lui demandait d’écrire à ses parents à Marion dans l’Illinois. Elle se rendit alors compte que la providence lui dictait de rester avec les siens. Elle alla au consulat américain à Nice avec le portefeuille de Tom, afin qu’il soit retourné à ses parents. On lui donna un reçu et lui assura que ce serait fait promptement. Elle reçut une lettre des Bradley en janvier 1942, elle avait été expédiée en novembre 1941 et avait sans doute passé à la censure. Ils la remerciaient pour avoir rendu le portefeuille et l’argent mais l’informaient qu’ils n’avaient aucunes nouvelles de leur fils depuis plusieurs semaines. Ils savaient seulement que son navire n’était plus en Europe. Elle n’entendit plus jamais parler de Tom et des Bradley.

Le 7 décembre 1941, à 20h (heure allemande), alors qu’elle prenait l’apéritif à la terrasse d’un café à Villefranche avec ses amies d’enfance et leurs maris, elle rencontra mon père Casimir Kolodziejski, que les deux hommes avaient invité sachant que ma mère était encore célibataire. Il était exactement 8h du matin à Honolulu au même moment : Pearl Harbor était en train de changer le cours de la guerre. Mes parents se marièrent en Avril quatre mois plus tard.

Ma mère avait cependant gardé précieusement la photo de Tommy. Mais moi, je ne l’ai jamais revue.

07 juin 2020|
Témoignages|
#33

Hommage au
Captain Edward F. MESSINA

C'est avec une grande tristesse que nous venons d'apprendre le décès du Captain MESSINA, retraité de l'US Navy, survenu le 24 mai 2016 à son domicile de Floride après un combat contre le cancer.

Edward F. MESSINA est né le 3 juillet 1940 à Somerville dans le Massachusetts et a grandi dans le sud de la Floride. Diplômé de la North Miami High School en 1958, il rejoint la Marine Américaine immédiatement après.
Il embarque sur le croiseur USS Springfield (CLG 7) en tant que technicien de missiles Terrier. Le Springfield était basé à cette époque à Villefranche-sur-Mer où il rencontrera sa future épouse Josette SEBASTIANI qu'il épouse en 1963. Ils auront un fils prénommé Pascal.

Promu Enseigne de Vaisseau en décembre 1966, il embarque à bord du croiseur USS Boston (CAG 1) en tant qu'officier de réparations des missiles, puis au poste d'assistant navigateur.

En avril 1969, il est affecté à bord de l'USS Luce (DLG 7) au poste d'officier directeur du tir.
De mai 1970 à mai 1971, il fait partie de l'Etat-major des forces navales au Vietnam.

En 1973, il obtient une maîtrise en relations internationales de l'Université d'Arkansas, puis en septembre 1974, le capitaine de vaisseau MESSINA sort de l'Ecole d'application des destroyers et est affecté à bord de l'USS Belknap (CG 26) en tant qu'officier des armements.

De mai 1976 à septembre 1977, il est à nouveau officier des armements à bord de l'USS Harry E. Yarnell (CG 17).
En décembre 1979, il obtient un Master 3ème degré de l'Ecole Supérieure de Guerre Navale à Paris en France. De mai 1985 à juin 1987, le capitaine MESSINA prend le commandement du destroyer USS Hayler (DD 997) qui fera le tour de l'Amérique du Sud en tant que Navire Amiral du commandement des forces de l'Atlantique Sud.

Puis il suit les cours de l'Ecole de Guerre de la Marine de Newport (Rhode Island) d'août 1987 à juin 1988 ; et en juin de la même année, il obtient une maîtrise de sciences du Salve Regina College. De juillet 1988 à avril 1991, le capitaine de vaisseau MESSINA est chef d'Etat-major adjoint auprès du commandant des forces navales de surface de la Flotte Atlantique Américaine.

C'est en juillet 1991 qu'il aura l'honneur de prendre le commandement du plus moderne des croiseurs américains : l'USS Ticonderoga (CG 47) jusqu'à sa retraite en juillet 1993.
Il viendra avec son navire en Rade de Villefranche-sur-Mer, sa ville marraine, durant son escale du 1er au 5 mars 1992.

Le Ticonderoga avait été officiellement adopté par la ville en juillet 1990.
De plus, le capitaine MESSINA retrouvera à cette occasion le lieu de ses débuts dans la Navy et surtout les liens de coeur avec son épouse niçoise.

Durant sa carrière sur près de neufs navires, le Capitaine Edward F. MESSINA recevra dix décorations incluant la «Bronze Star Medal» et la «Meritorius Service Medal».

G.PEREZ (juin 2016)

01 juin 2016|
Témoignages|
#14

La famille Conners
à Villefranche 1952-1954

Témoignage de Michelle Conners fille de Thomas G. Conners, vétéran de l’US Navy
Mon père s’appelle Thomas Gerard Conners. Il était Yeoman 2nd et 1ère Classe et a servi en tant qu’officier personnel Yeoman dans le staff de la 6e Flotte du 5 Octobre 1952 au 10 Mars 1954. Il a servi à bord de l’USS Salem (CA-139), l’USS Des Moines (CA-134), l’USS Newport News (CA-148) et brièvement à bord de l’USS Columbus (CA-74). Il a quitté la division du staff de Commander Carrier à bord de l’USS Franklin Delano Roosevelt (CVA-42) pour rejoindre le staff de la 6e Flotte en 1952.

Ma mère, Betty L. Conners; Moi, Michelle Conners; et mon frère, Dennis Conners, l’avons rejoint à Villefranche-sur-Mer en Décembre 1952. Nous avons navigué de New York à bord de l’USNS Geiger pour arriver à Livorno, Italie où mon père nous a accueillis et nous a ramenés à Villefranche-sur-Mer. Mon frère, Edward Tom Conners, est né dans une clinique à Nice, France le 5 Octobre 1953. Nous sommes repartis aux Etats-Unis à bord de l’USS Constitution le 14 Mars 1954.

Quand nous sommes arrivés, nous avons vécu dans la Villa Clausis, Quartier St. Estève puis nous avons déménagé dans la Villa Denis, avenue de Verdun. J’étais à l’école à l’Institut du Sacré-Cœur avenue du Général de Gaulle.

12 avril 2016|
Témoignages|
#2